jeudi, 04 octobre 2007
Kim Ki Duk un réalisateur qui m'enchante
J'ai vu récemment le dernier (il me semble), film de Kim Ki Duk. Comme à son habitude, ce réalisateur a su me séduire par sa mise en images, et par le traitement du sujet de son film. Un poésie d'esthétisme, sans beaucoup de mots, des métaphores toujours aussi subtiles et somptueuses ; porteuses de messages forts de la souffrance intérieure, de la rage de la jalousie. J'aime beaucoup ce réalisateur. A découvrir pour ceux qui ne connaissent pas ce magicien de réalisateur

00:40 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 01 octobre 2005
Printemps, été, automne, hiver ... et printemps

Il y a bien longtemps qu'un film ne m'avait bouleversée au point de me fondre dans l'histoire, de m'absenter durant le temps de son récit du monde réel. Voilà qui est fait avec le film "Printemps, été, automne, hiver ... et printemps" de Kim Ki-Duck, réalisateur coréen bien connu des cinéphiles.
Une maitrise de l'image magistrale, un décor quasi unique d'une beauté époustouflante, une invitation au voyage au rythme lent des saisons, du cycle de la vie, tel le mékong puissant et non chalant. Peu de dialogues, les images suffisent à elles seules à vous enivrer dans l'univers et la vie de ce temple où nous suivons la vie du maitre et de son jeune disciple. Une initiation à la philosophie bouddhiste. La vie de l'homme à l'image des saisons qui passent inexorablement. L'eau omniprésente fil rouge, source de vie. Je n'en dirai pas plus, c'est un film qui ne se raconte pas, dont on peut vanter les mérites, mais qui doit avant tout se déguster sur écran.
Si votre curiosité vous pousse à glaner dans le rayon DVD et que vous vous avez cette envie de vous laisser transporter par un film d'une poésie trop souvent absente du grand écran. Alors n'hésitez pas. Ce film n'est que ravissement pour nos sens et l'histoire simple, douce et parfois cruelle vous transporte dans un autre univers. Une invitation au voyage.

SUBLIME, ENVOUTANT, APAISANT, SAGE... ET SUBLIME
Le décor de PRINTEMPS, ETE... est tellement sublime qu'on aurait vite fait d'y voir le seul mérite du réalisateur Kim Ki-Duk : l'avoir trouvé. Mais si ce petit temple, ce lac et cette vallée verdoyante, perdus en pleine nature, sont si beaux, c'est bien entendu grâce au sens visuel inné du cinéaste coréen. Ici, chaque plan est un régal pour les yeux, chaque détail est gracieux, chaque couleur renversante. Envoûté par la beauté des images, on adhère complètement à la trame de l'histoire : l'initiation d'un homme au Bouddhisme, de sa plus tendre et innocente enfance à l'âge adulte. Divisé en chapitres, c'est bien dans son ensemble que le film prend toute sa force, posant un regard éclairé mais pas bigot sur la maturité, la connaissance de soi et les tentations. Oubliée la violence déchirante de L'ILE, Kim Ki-Duk est ici transformé. Le cinéaste se permet même de jouer en personne le héros adulte dans la séquence hivernale. Hasard ou coïncidence, cet instant et de loin le plus maîtrisé du film. Devant la scène de méditation sur le lac gelé, d'une beauté rare, on pense à la douce lumière du BEAU TRAVAIL de Claire Denis. Et, apaisé, on se réjouit d'avoir découvert cette ode admirable à la sagesse.
20:45 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 20 avril 2005
Six feet under

Comme annoncé dans une note précédente, je sentais venir la fin de l'hibernation de la marmotte, voilà qui est fait, le printemps est arrivé. Les rayons du soleil ont fini par transpercer les stores vénitiens qui me protègent du regard d'autrui, le polen aussi est venu me chatouiller les muqueuses . Donc, à moi les rayons du soleil, les crocus et les pique nique au bord de l'eau, la vie au grand air, respirer, expirer, profiter de ce printemps nouveau.

Pas de crocus qui poussent sous l'asphalte, par d'embruns iodés dans la ville lumière. Ah mince alors !!
Je me contenterai de profiter tout simplement de l'air du temps, un air plus ensoleillé et pour compenser cette frustation du nature trop absente dans la ville lumière, je suis allé faire chauffer la carte bleue. Dans le rayon DVD je suis restée en arrêt, sur la série "six feet under", acheté les trois coffrets. Pour ceux qui ont eu le loisir de regarder cette série je ne vous ferai pas l'affront de vous en vanter les mérites. Pour les autres, ceux qui auraient la curiosité et la bonne idée de découvrir "six feet under", voici succintement, les principales qualités qui ont fait le succès de cette série: esthétisme somptueux du générique de début, écriture fine des scénarii, humour à l'anglaise et pourtant la série est américaine, sans parler de la bande sonore où les musiques y sont excellentes.
Des soirées printannières en perspective dans une ambiance de pompes funèbres déjantée, à consommer à dose hométophatique, un rendez-vous avec les personnages "hauts en couleur" à mon rythme. Il n'est pas beau le printemps !

PRESENTATION :
Los Angeles. Nous sommes à la veille de Thanksgiving. Nathaniel Fisher, propriétaire des pompes funèbres Fisher & Sons, percute un bus au volant de son corbillard flambant neuf. Il meurt sur le coup. La famille habituée à s'occuper de la mort des autres, va devoir faire face à cette tragédie.
Ruth, la mère, apprend le décès de son mari par téléphone. Cette femme, à l'allure si fragile et réservée, balance violemment son rôti à travers la cuisine en poussant des cris d'hystérie. Au même moment David, le seul à être resté dans l'activité familiale, est au service d'une famille endeuillée. Il entend gêné les hurlements de sa mère au-dessus. C'est lui, qui apprend la nouvelle à son frère Nate et à sa soeur Claire. A ce moment crucial, Nate vient de faire l'amour dans le local technique de l'aéroport de L.A avec une parfaite et troublante inconnue et Claire se sent partir après avoir essayé les amphets. Cette disparition contraint la famille à se réunir pour un long moment. Dans la douleur, ils vont devoir se redécouvrir et apprendre à vivre ensemble. Chacun tente de se trouver et de s'assumer. Plus ou moins. Dans la mort, les Fisher vous apportent réponses et réconfort. Dans la vie, ils doutent et sont en proie aux pires questions existentielles.
Entre macchabées et pierres tombales, la famille Fischer évolue et vit dans un contexte plutôt insolite...
Comme dans "American Beauty", le film aux 5 Oscars, Alan Ball, créateur de "Six Feet Under", analyse de façon brillante la complexité des relations humaines. La mort, omniprésente, met en perspective refoulements, non-dits, tabous, rivalités et devoirs. Tout est passé au scalpel dans cette série à l'humour caustique et grinçant.
Cette série, créée par Alan Ball, scénariste oscarisé de Amercian Beauty, manie l'humour noir et l'ironie avec talent, jouant sur les flashs hallucinatoires et les irrésistibles parodies de pubs.
Résultat : une série qui ose enfin aborder la mort sans tabou, un cocktail d'émotions et de rire, à la fois dérangeant et jubilatoire.
11:50 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 23 mars 2005
Le sale DVD
J'avais déjà vu son spectacle, et plus d'une fois (43 en fait) pour avoir été son assistante sur sa tournée automne 91 (diantre ça date) mais c'est bien la première fois que je me suis retrouvée dans la peau d’un spectateur. Quelle aubaine que de pouvoir revoir son spectacle dans son intégralité et sans stress pour une fois. Ca y est Dupontel rentre dans les rangs, il vient de sortir son spectacle sur format DVD et un super bonus de ses 15 sales histoires, lesquelles avaient été tournées l'été de cette même année 91.
Le spectacle est scindé en deux parties, la première a été tournée au Tristan Bernard et la seconde à l'Olympia. N'y a t'il pas plus doux rêve pour un comédien et comédien de one man show de surcroît que de passer à l'Olympia. Enfin bref, le rêve suprême.
Pour une fois j'ai savouré le spectacle, j’ai reconnu (surtout dans la 2ème partie où l'on sent que Dupontel a pris de l'assurance, peaufiné, pour le jusquauboutiste qu'il est, les moindres détails de sa mise en scène) le talent d'un grand comédien en devenir. L'histoire ne fait que confirmer ce que l'on pouvait pressentir à l’époque et les réalisateurs ont eu bien raison de lui donner des rôles plus nuancés pour le détacher de l'image de son "Rambo".
Et puis la cerise sur le gâteau : les sales histoires. Ah oui quelle sale histoire !!!! chute inévitable de chacun des mini-scénari, des souvenirs à la pelle d'un tournage avec une ambiance de copinage, une ambiance de jeunes qui avaient à l'époque l'envie de travailler tout en s’amusant, ambiance studieuse et chahuteuse parfois. Des sales histoires signées Manuel Poirier tout de même.
Je ne saurais que trop conseiller aux fans de ce comédien rebelle et talentueux, de se procurer ce DVD. Divertissement assuré.
Bonne journée

09:55 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

