mercredi, 09 août 2006

voyage au pays des livres

Les vacances auraient dû ressembler à un paysage breton, mais elles ressemblaient à un bout de ciel tantôt bleu, tantôt nuageux. Morceau de ciel que je pouvais observer du bout de ma couette, lorsque mes yeux quittaient enfin les pages du livre qui me servait de voyage. Il suffisait juste de trouver l’auteur ou les auteurs qui sauraient me transporter hors de mes murs, m’arrachant d’un quotidien monotone.

 

Faute de temps tout au long de l'année, j'avais oublié le goût de l’enivrement procuré par l'écriture endiablée d'un auteur, lorsque celle-ci vous transporte hors du temps, hors de tout, uniquement dans l'univers prescrit par l'auteur, quand les mots défilent à une vitesse vertigineuse, l’histoire vous attrape par le bout des yeux . La notion de temps vous échappe, les minutes deviennent volatiles, les mots défilent comme les paysages que l’on avale goulûment le nez collé à la vitre d’un train, votre esprit n’est plus là, il s’est noyé dans le mariage des mots assoiffé par ceux à venir.

 

Mon dernier voyage s’est déroulé à San Francisco dans l’univers d’un auteur que je ne connaissais que de nom. Il faudrait être aveugle pour n’avoir jamais croisé une couverture d’un bouquin de Levy, il est trop fort en marketing Monsieur Marc Levy. " Et si c’était vrai " je l’ai dévoré en une journée et ce matin, entre deux emplettes de victuailles destinées à mon estomac, je vais m’arrêter chez le libraire du quartier, celui qui a son chat noir qui se prélasse dans les rayons de livres, pour dénicher un autre roman du même auteur, enfin, la suite de son premier roman.

 

Vraisemblablement que je ferai une infidélité à cet auteur pour replonger dans l’univers d’un autre, croisant les doigts pour que l’enivrement se poursuive ainsi jusqu’à extinction complète du temps consacré au temps libre.

 

Je suis contente d’avoir retrouvé le goût des mots, ça me rappelle mon enfance quand je m’enfonçais dans la lecture, celles qui nourrissaient mon imaginaire et qui m’ouvraient des portes sur des univers inconnus, celles qui m’enlevaient à la réalité et qui faisaient de moi une enfant " dans la lune " comme disaient les institutrices qui se sont chargées de mon éducation scolaire.

 

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