samedi, 01 octobre 2005

Printemps, été, automne, hiver ... et printemps

 

Il y a bien longtemps qu'un film ne m'avait bouleversée au point de me fondre dans l'histoire, de m'absenter durant le temps de son récit du monde réel. Voilà qui est fait avec le film "Printemps, été, automne, hiver ... et printemps" de Kim Ki-Duck, réalisateur coréen bien connu des cinéphiles.

Une maitrise de l'image magistrale, un décor quasi unique d'une beauté époustouflante, une invitation au voyage au rythme lent des saisons, du cycle de la vie, tel le mékong puissant et non chalant. Peu de dialogues, les images suffisent à elles seules à vous enivrer dans l'univers et la vie de ce temple où nous suivons la vie du maitre et de son jeune disciple. Une initiation à la philosophie bouddhiste. La vie de l'homme à l'image des saisons qui passent inexorablement. L'eau omniprésente fil rouge, source de vie. Je n'en dirai pas plus, c'est un film qui ne se raconte pas, dont on peut vanter les mérites, mais qui doit avant tout se déguster sur écran.

Si votre curiosité vous pousse à glaner dans le rayon DVD et que vous vous avez cette envie de vous laisser transporter par un film d'une poésie trop souvent absente du grand écran. Alors n'hésitez pas. Ce film n'est que ravissement pour nos sens et l'histoire simple, douce et parfois cruelle vous transporte dans un autre univers. Une invitation au voyage.

SUBLIME, ENVOUTANT, APAISANT, SAGE... ET SUBLIME

Le décor de PRINTEMPS, ETE... est tellement sublime qu'on aurait vite fait d'y voir le seul mérite du réalisateur Kim Ki-Duk : l'avoir trouvé. Mais si ce petit temple, ce lac et cette vallée verdoyante, perdus en pleine nature, sont si beaux, c'est bien entendu grâce au sens visuel inné du cinéaste coréen. Ici, chaque plan est un régal pour les yeux, chaque détail est gracieux, chaque couleur renversante. Envoûté par la beauté des images, on adhère complètement à la trame de l'histoire : l'initiation d'un homme au Bouddhisme, de sa plus tendre et innocente enfance à l'âge adulte. Divisé en chapitres, c'est bien dans son ensemble que le film prend toute sa force, posant un regard éclairé mais pas bigot sur la maturité, la connaissance de soi et les tentations. Oubliée la violence déchirante de L'ILE, Kim Ki-Duk est ici transformé. Le cinéaste se permet même de jouer en personne le héros adulte dans la séquence hivernale. Hasard ou coïncidence, cet instant et de loin le plus maîtrisé du film. Devant la scène de méditation sur le lac gelé, d'une beauté rare, on pense à la douce lumière du BEAU TRAVAIL de Claire Denis. Et, apaisé, on se réjouit d'avoir découvert cette ode admirable à la sagesse.

Mcinema.com (Hugo de Saint Phalle)
Un site à conseiller pour le choix de vos films ou DVD. MONSIEUR CINEMA.COM

 

 

 

 

 

 

 

Ecrire un commentaire