mercredi, 20 avril 2005
Six feet under

Comme annoncé dans une note précédente, je sentais venir la fin de l'hibernation de la marmotte, voilà qui est fait, le printemps est arrivé. Les rayons du soleil ont fini par transpercer les stores vénitiens qui me protègent du regard d'autrui, le polen aussi est venu me chatouiller les muqueuses . Donc, à moi les rayons du soleil, les crocus et les pique nique au bord de l'eau, la vie au grand air, respirer, expirer, profiter de ce printemps nouveau.

Pas de crocus qui poussent sous l'asphalte, par d'embruns iodés dans la ville lumière. Ah mince alors !!
Je me contenterai de profiter tout simplement de l'air du temps, un air plus ensoleillé et pour compenser cette frustation du nature trop absente dans la ville lumière, je suis allé faire chauffer la carte bleue. Dans le rayon DVD je suis restée en arrêt, sur la série "six feet under", acheté les trois coffrets. Pour ceux qui ont eu le loisir de regarder cette série je ne vous ferai pas l'affront de vous en vanter les mérites. Pour les autres, ceux qui auraient la curiosité et la bonne idée de découvrir "six feet under", voici succintement, les principales qualités qui ont fait le succès de cette série: esthétisme somptueux du générique de début, écriture fine des scénarii, humour à l'anglaise et pourtant la série est américaine, sans parler de la bande sonore où les musiques y sont excellentes.
Des soirées printannières en perspective dans une ambiance de pompes funèbres déjantée, à consommer à dose hométophatique, un rendez-vous avec les personnages "hauts en couleur" à mon rythme. Il n'est pas beau le printemps !

PRESENTATION :
Los Angeles. Nous sommes à la veille de Thanksgiving. Nathaniel Fisher, propriétaire des pompes funèbres Fisher & Sons, percute un bus au volant de son corbillard flambant neuf. Il meurt sur le coup. La famille habituée à s'occuper de la mort des autres, va devoir faire face à cette tragédie.
Ruth, la mère, apprend le décès de son mari par téléphone. Cette femme, à l'allure si fragile et réservée, balance violemment son rôti à travers la cuisine en poussant des cris d'hystérie. Au même moment David, le seul à être resté dans l'activité familiale, est au service d'une famille endeuillée. Il entend gêné les hurlements de sa mère au-dessus. C'est lui, qui apprend la nouvelle à son frère Nate et à sa soeur Claire. A ce moment crucial, Nate vient de faire l'amour dans le local technique de l'aéroport de L.A avec une parfaite et troublante inconnue et Claire se sent partir après avoir essayé les amphets. Cette disparition contraint la famille à se réunir pour un long moment. Dans la douleur, ils vont devoir se redécouvrir et apprendre à vivre ensemble. Chacun tente de se trouver et de s'assumer. Plus ou moins. Dans la mort, les Fisher vous apportent réponses et réconfort. Dans la vie, ils doutent et sont en proie aux pires questions existentielles.
Entre macchabées et pierres tombales, la famille Fischer évolue et vit dans un contexte plutôt insolite...
Comme dans "American Beauty", le film aux 5 Oscars, Alan Ball, créateur de "Six Feet Under", analyse de façon brillante la complexité des relations humaines. La mort, omniprésente, met en perspective refoulements, non-dits, tabous, rivalités et devoirs. Tout est passé au scalpel dans cette série à l'humour caustique et grinçant.
Cette série, créée par Alan Ball, scénariste oscarisé de Amercian Beauty, manie l'humour noir et l'ironie avec talent, jouant sur les flashs hallucinatoires et les irrésistibles parodies de pubs.
Résultat : une série qui ose enfin aborder la mort sans tabou, un cocktail d'émotions et de rire, à la fois dérangeant et jubilatoire.
11:50 Publié dans DVD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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