mercredi, 12 janvier 2005
Un 3 décembre 2004
Ciel bleu acier aujourd’hui, une fois n’est pas coutume pour un mois de décembre. J’entame mon quatrième jour d’oisiveté intensive et même ce bout de toile bleue, tentant et plein de vie n’arrive pas à me décider à mettre le bout de mon museau dehors. Le changement de rythme me rend souvent KO comme un boxeur après son 12ème round.
J’ai mis l’appartement sans dessus dessous volontairement pour être dans l’obligation d’y mettre un véritable ordre, je ne réponds que très rarement à mes appels, je ne fais que ce que je veux.
Lu du bout des yeux dans un premier temps l’histoire d’O puis l’ai dévorée comme aspirée dans cet univers totalement inconnu. Toute à chacune s’y retrouvera tôt au tard dans les méandres de ses désirs celui de l’appartenance que nous cultivons toutes. Je ne pense pas cultiver le sens de la possession à travers la douleur et l’humiliation par contre, et ne la comprends qu’intellectuellement.
Ai retrouvé la trace d’un amant de passage sur le net. Merveilleuse plume. Tu as un putain de talent toi ! Ce sera toujours un plaisir de te lire en cachette sans que tu ne saches l’admiration que je porte à ton écriture. Peut-être un jour sur les ondes, reconnaîtrais-je le timbre de ta voix et tes mots d’acier. En tout cas je te le souhaite.
Ai appris que la grande faucheuse était venu de façon inattendue et sous l’emprise de la passion, rappeler à son bon souvenir, un camarade de pêche qui ne rêvait que de sa prochaine retraite. Tu n’y goûteras point.
Ai appris aussi que le mot cancer ne frappait pas uniquement les autres mais aussi les gens que l’on aime.
La vie est ainsi courte, trop courte, définitivement trop courte. Nous ne sommes que des elfes qui passons rapidement sur la planète bleue. Il est urgent de vivre pleinement à sens déployés pour se sentir sacrément vivant et libre, et toujours dans le respect des autres.
Voilà pensée du jour, d’un 3 décembre de l’année 2004
21:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


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